Villes & Sites du Mali

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Villes & Sites du Mali

Bamako

Place de la Liberté Monument aux morts (héros de l'armée noir), groupe en bronze de Moreau-Vauthier, avec sur le socle, le médaillon d'Archinard à instigation duquel il fut construit.

La grotte préhistorique du Point.G se trouve sous l'hôpital du point G. L'entrée est largement ouverte, même si elle est, peut-être, parfois encombrée par les éboulements de la couche supérieure. La paroi latérale est couverte sur 30 m de dessin d'animaux et de formes géométriques. Tous ces dessins étaient de couleur rouge et relativement bien conservés. On y reconnaissait la girafe le lézard et de signes mystérieux composés de points entourés d'un cercle. Dans la grotte, on a découvert un important matériel préhistorique : grattoirs, couteaux, meules, hachettes, fragments de bracelets en schiste, outils microlithiques.

Le parc zoologique de Bamako occupe un terrain extrêmement varié où les animaux peuvent etre présentés dans leur habitat naturel. Le parc se divise en 2 parties :

A gauche, le parc 1 qui accueille les animaux des régions humides. C'est une vaste partie arrosée par un ruisseau. On y rencontre les hyppotragues ou antilopes, chevaux guis harnachés, céphalopodes de Grim, céphalopodes à flancs roux, cobs, ourébis, etc...

A droite, l'allée centrale conduit au Parc 2 dont le terrain sec, aride et rocheux présente toutes les caractéristiques de la savane à épineux dans laquelle sont représentées les espèces du Sahel et du Sahara. C'est dans cette zone qu'on rencontre également les cages des animaux qui ne peuvent vivre en bonne intelligence avec leurs voisins, notamment les singes. En haut du parc se trouve la zone des grands fauves : lions, panthères.

La vallée de l'Oyako (Woyéwayanko) est large de 1000 à 1500 m et est bordée à gauche de hautes falaises aux curieux éboulements uniformes. Dans cette vallée serpente l'Oyako, bordé d'une riche végétation de manguiers, palmiers, citronniers, anacardiers. La chute de l'Oyako se trouve dans un site sauvage, la rivière se précipite d'environ 15 m de haut dans un effondrement de rochers qui forme un cirque magnifique. Un vaste bassin s'est formé au pied de la chute, autour duquel croissent les palmiers. A l'entrée de la vallée, un piton rocheux isolé, en face des falaises domine cette vallée, formant un défilé qui servit de camp retranché à l'armée de Samory, commandée par Emé Ouréma en 1883. C'est là qu'eurent lieu des affrontements très durs entre ses troupes et celles des français sous l'autorité de Borganis Desbordes.

 

Les ateliers de Magnambougou

 

Vers 4500 ans avant J.C., des troupes humaines façonnaient habillement leurs premiers instruments en pierre et en os leur permettant de s'adonner à des activités rudimentaires, certes, mais qui préludaient déjà à la pêche et à l'agriculture. Sur un diamètre de plus d'un kilomètre, on trouva la quantité d'éclats de pierres et de déchets lithiques dont le nombre indiquait qu'ils avaient été utilisés pour la fabrication d'instruments à usage artisanal, d'où le nom d'Atelier préhistorique.

Ségou  

La tombe de Biton Coulibaly à Ségoukoro. Biton Coulibaly (1712-1755) est le fondateur du royaume Bamanan de Ségou. Après avoir soumis les Soninké de Kirango et conquis la capitale des Masassi, il créa un grand empire qui allait du Haut-Niger à la région de Djenné.

Diofrogo. A quelques Kilomètres de Ségou se trouve le village natal de Monson Diarra qui battit les Mossis et confirma l'autorité su roi Ségou sur Tombouctou et le pays Dogon.La cite de Ségou

 

Chef-lieu de la 4e région économique du Mali. Ségou est le siège de l'Office du Niger qui a pour mission de mettre en valeur les vastes terres irrigables, par l'aménagement de centaine de milliers d'hectares, pour la culture du riz, du coton et de la canne à sucre. Cette ville se caractérise notamment par son architecture coloniale, inspirée du style soudanais San

San, ville carrefour, elle présente très peu d’intérêt touristique. Son principal attrait est la pêche traditionnelle "Sanguémo" qui se déroule chaque année pendant la saison sèche.

Sienso. Une stèle portant le nom de René Caillé témoigne de son passage à San

Les berges du Bani à Segou

Mopti  

La ville est construite au milieu des eaux du Niger et du Bani, d'où le nom de "Venise du Mali". Mopti donne l'exemple d'une de ces rares cités où il a fallu construire le sol même de la ville avant de bâtir les maisons. Ici, tout porte la marque de cette ancienne coexistence de l'eau et de l'activité humaine.

La Mosquée, construite dans le style de celle de Djenné, se reflète dans l'eau dormante du "Pagé" envahi par les nénuphars.

Le marché qui se tient sur l'eau et autour de l'eau, sur toute la longueur des quais bâtis autour du port artificiel. Creusé dans une des berges du Bani, la berge de Mopti.

L'artisanat : couvertures de laine aux motifs géométriques, bracelets de pierre, de bronze, colliers d'ambres, poteries.

Le port toujours animé, soit par les bateaux de la Compagnie malienne de Navigation qui assure un service régulier entre Koulikoro et Gao pendant la période de crue, soit par des pirogues de pêcheurs Bozo qui viennent apporter des ballots de poisson séchés ou fumés, ou assurer le transport des passagers qui se rendent de marché en marché. Hamdallaye, capitale de l'empire Peuhl du Macina, en cours de réhabilitation.

 Pays Dogon 

Songo et ses peintures rupestres : De tout temps, lors des circoncisions collectives, tous les villageois se rassemblent dans la grotte afin de régénérer la culture Dogon. A chaque cérémonie, les peintures rupestres couvrant le roc sont repeintes. Ainsi, de génération en generation, les traditions se perpétuent et la science des ancêtres se transmet aux initiés qui savent déchiffrer le sens des dessins : origine de l'homme, avenir de l'univers, combat des génies, principes contradictoires qui régissent la vie de tous les jours

 

Déguimbéré : C'est dans les grottes de Déguimbéré qu 'El Hadj Omar a disparu en 1864. Le palais des successeurs d'El Hadj Omar est pratiquement en ruines. Il contient toujours les reliques d'El Hadj Omar (son épée et ses objets personnels) auprès desquelles de nombreux fidèles viennent de toute l'Afrique de l'Ouest pour se recueillir et prier.

 

Sangha, capitale culturelle du pays dogon, est en fait, un ensemble de 10 quartiers ayant chacun un nom. La localité est établie au sommet de la falaise. C'est actuellement le chef-lieu de l'arrondissement.

 

Banani se trouve à 200 m plus bas que Sangha, dans un cirque. C'est un village qui figurait sur le billet de 1 000 francs maliens jusqu'en 1984. C'est là egalement que commence à apparaitre les premieres maisons troglodytes habitées auparavant par les Tellems, peuple que les Dogons ont trouvé sur place et qui vivaient de chasse et de cueillette.

 

Moins connus que Sangha. Banani, lreli, sont des villages qui s’égrènent à l'ouest des falaises, au-delà de Kendié. A partir de ce village, il n'y a plus de pistes mais seulement des escaliers naturels gravissant jusqu'à Borko. En fait, c'est tout le Pays qui fascine le visiteur : les villages refuges confondus avec la falaise, la cosmogonie Dogon, l'univers Dogon dans lequelle on ne voulait voir que les vestiges d'un monde attardé, condamné par sa barbarie même, à disparaître, et qui s'est révélé comme de véritables systèmes philosophiques.

Douentza

Le Gourma et ses nombreux lacs (Nianga, Korarou-Aougoungou) qui attirent de nombreux gibiers ainsi qu'un troupeau d'éléphants sahéliens, les seuls spécimens que l'on rencontre dans cette partie d'Afrique. En vue de protéger cette faune, il est prévu de créer un Parc National du Gourma.

Le mont Hombori, le point culminant du Mali à 1 155 m est bien plus qu'une simple masse de grès à la présence quelconque, dans un paysage uniforme de sable et d'épineux, c'est surtout le point de déséquilibre au milieu de la désolation d'une steppe immense, séparant le cœur du Mali du Sahara. Cette rupture qui fascine la plupart des visiteurs. C'est dans ce bloc de grès que les tempêtes ont sculpté un paysage à l'aspect de ruines, taillé des monuments dans la Gandamia (cette chaîne de montagnes qui s'élève depuis Douentza jusqu'à Hombori), telle que la Main de Fatma, aiguille rocheuse en forme de main dressée vers le ciel.

Djenné  

Djenné(ou la petite Dia),  soeur jumelle de Tombouctou; la ville est située au cœur meme de delta central du Niger, la ville apparaît comme une véritable ile émergeant des hautes eaux du fleuve Bani pendant la période de crue, donnant l'impression d'une forteresse implantée au milieu de l'eau.

La Grande Mosquée construite en 1907 sur l’emplacement de la mosquée des premiers ages qui fut détruite plusieurs fois. Les quatre minarets de la mosquée sont orientés en direction des quatre points cardinaux. Face au Grand Marché, la façade principale est constituée de 3 tours séparée l'une de l'autre par 5 colonnes en terre battue. 100 piliers réunis en voûtes parallèles comme l'arc brisé gothique, supportent la masse du toit plat.  

Cette imposante bâtisse hérissée de tours, demeure le symbole de l'architecture soudanaise qui a tant inspiré l'urbanisme de métropoles du Sahel. Le style architectural s'est maintenu dans tout le nord du Mali, notamment le long du Niger : Kourienzé, Konna, Korienzé, Kotoka étant les meilleurs exemples.

Djenné-Jenno," La vieille Djenné", est l'emplacement de la première implantation de la ville. A Djenné-Jenno, (mis en partie au jour de 1977 à 1981 par un couple d'archéologues américains, les Mac Intosh), le tertre révélant la totalité de la ville a une périphérie de 2 km. Aux plus profonds niveaux, des outils et des bracelets de fer prouvent que l'on se trouve probablement en présence de la plus ancienne civilisation africaine(l'on parle 3siècle avant Jesus Christ) ayant connu et travaillé ce métal. Des milliers de tessons de poterie révèlent, enfin, une très ancienne connaissance de cette technique, du fait que les produits à cuire et à conserver étaient nombreux.

 

Le Lac Débo, véritable mer intérieure,  est un lac situé au centre du Mali, dans le delta central du Niger entre Mopti à environ 80 km en amont et Tombouctou à 240 km en aval. C'est un des plus grands lacs du Mali.

En période de crue du Fleuve Niger et du Bani son affluent, le lac est un intense lieu de pêche pour les pecheurs Bozo et Somono, et devient en période de décrue une zone où les bergers peuls viennent faire paître leurs troupeaux dans les bourgoutières.

 

Le lac Débo est un lieu très important pour les oiseaux migrants qui viennent y passer l'hiver. L'UNESCO l'a classé en zone RAMSAR (zone humide reconnue d’un intérêt international pour la migration des oiseaux d’eau).

Porte typique de Tombouctou

TOMBOUCTOU


« Ville exquise, pure, délicieuse, illustre, cité bénie, plantureuse et animée... »
Ainsi s'exprimait le chroniqueur Abderhaman Sâdi, auteur du Tarikh es-Soudan, en célébrant vers 1630 sa ville de Tombouctou.

Près de quatre siècles ont passé, mais « Tombouctou la Mystérieuse », selon la formule lancée en 1896 par le français Félix Dubois, continue de fasciner le monde. Dans les pays arabes, une expression populaire évoque une certaine Tombouctou, pays fabuleux, enfer ou paradis, mais qui n 'existe que dans l'imagination. Aux Etats-Unis, des clubs rassemblent les fidèles de Tombouctou ; seule condition d'adhésion : un cachet administratif apposé sur le passeport, attestant le passage du candidat dans la légendaire cité.

Car Tombouctou existe. On y accéda d'abord à pied ou à dos de chameau, comme le firent des voyageurs célèbres, parmi lesquels le Tangérois Ibn Battûta (1353), le musulman converti au christianisme Léon l'Africain (de son vrai nom Hassan Ibn Mohammed El Wazzan Ez Zayatte) un siècle et demi plus tard, ou, plus près de nous, le major britannique Laing (1826) et le Français René Caillié (1828). Depuis, les moyens de communication ont évolué et, si les caravanes de chameaux affluent toujours de Mauritanie, d'Algérie ou du Niger, le coquet aérodrome accueille aujourd'hui des touristes du monde entier.
L'accès est plus difficile par la voie terrestre depuis Bamako (à 1071 km au sud), via Ségou et Mopti, ou Gao (à 424 km à l'est) : les pistes, impraticables à la saison des pluies, ne conviennent autrement qu'aux mécaniques et aux automobilistes que ne rebutent pas les cahots. Par contre, en période de crue du moins, les bateaux relient Tombouctou à presque toutes les villes du pays ; depuis Bamako, le trajet - recommandé - prend cinq jours par le Niger, à travers les plus belles contrées du Mali.
Métropole des temps médiévaux, Tombouctou remonte donc aux premiers siècles de l'histoire écrite.

Campement des nomades berbères du XIIe siècle qui rejoignaient ici le fleuve Niger à la saison sèche l'endroit se développa grâce au commerce transsaharien. Les opinions divergent quant à l'origine de son nom. La plus connue, celle d'Es Sâdi formulée dans le Tarikh es-Soudan, veut qu'une vieille femme appelée Bouctou ait été chargée de garder ici le puits des Touareg en dehors des périodes de transhumance ; le campement devint Tin-Bouctou, le lieu ou le puits de Bouctou. Selon une autre hypothèse, Tombouctou, fondée par des populations songhoï, tire son nom de la cuvette où la ville fut édifiée entre le dunes (Tombouctou signifiant « cavité »). Des historiens soutiennent encore que Tombouctou voudrait dire la « petite dune » et serait ainsi nommée du fait des mamelons de sable qui l'entourent. Linguistes, traditionalistes et historiens s'accordent néanmoins sur un point : l'origine berbère de la ville.
Tombouctou n'apparaît pourtant dans l'histoire qu'au XIVe siècle, sous l'administration du Mandé. Au retour de son pèlerinage à La Mecque (1325), l'empereur Kankan Moussa y avait laissé l'architecte-poète andalou Es Sahéli, qu'il chargea de bâtir une prestigieuse mosquée. Sept siècles plus tard, il reste d'elle un monument historique, Djingaieibei (ou Jingereber), construit sur les fondations de la mosquée commandée par Kankan Moussa.

Le style d'origine a été respecté. Dépouillé, robuste, couvert de terrasses en banco dont émerge la forme d'abord pyramidale puis conique d'un minaret hérissé de pieux servant à l'entretien des murs, le monument de Djingareiber trône au sud-ouest de la ville, environné de bâtiments de la même veine. Massifs à la base, les murs s'effilent vers le haut, soutenus par des renflements ou des piliers faisant corps avec l'édifice et l'entourant. Peu d'ouvertures sur les façades, presque pas de fenêtres, sauf aux étages, mais en revanche de lourdes portes décorées d'énormes clous. La mosquée de Djingareiber (ou mosquée du Vendredi), est la seule des trois mosquées de la ville, où la visite est autorisée. On peut accéder à la terrasse qui permet d'apprécier l'échiquier de la ville, et de constater l'inexorable avancée d'un trop gourmand désert.

Un indéfinissable mystère

Séjour aristocratique depuis le XVe siècle, le quartier de Djingareiber communique avec les autres par de larges rues, naguère couvertes d'un fin gravier, aujourd'hui envahies par le sable. Au nord de la mosquée principale s'élève celle de Sankoré, que fit bâtir dans la première moitié du XVe siècle une vieille femme de Tombouctou ; Sankoré abritait la Medersa,

cette université qui valut au XVe siècle son rayonnement international à la cité qui, à l'époque, comptait près de 100 000 habitants.
Ce monument de terre et de sable, aurait été édifié aux dimensions de la Kaaba de la Mecque.

Vingt-cinq mille étudiants se répartissaient entre l'université et les cent quatre-vingt écoles coraniques ; provenant de tout le monde musulman, ils venaient parfaire leurs connaissances en théologie, en droit, en grammaire, mais aussi en matière de traditions, d'histoire et d'astrologie. Cette période succédait à une longue opposition entre les ulémas touareg et l'empereur songhoï Sonni Ali Ber (début du XVe siècle), réputé anticlérical, mais elle n'en fut que plus faste pour l'esprit et la religion. Aux lettrés et écrivains et théologiens du Maghreb, venus autant pour apprendre que pour enseigner. Des professeurs de Tombouctou se voyaient invités par la célèbre université musulmane d'AI-Ahzar, en Egypte: des jurisconsultes marocains de Fès faisaient le voyage de Tombouctou pour renouveler leur savoir
.De son ère de gloire, la cité n'a conservé que le souvenir. De même est-ce tout ce qu'elle a gardé de sa prospérité commerciale. Le quartier d'affaires d'antan, Badjindé, n'abrite plus qu'un marché. Voici cinq siècles, négociants et banquiers s'y bousculaient. Centre de ralliement des chameliers du Sahara et des bateliers du Niger, Tombouctou organisait les échanges entre le désert, la savane et la forêt. Du Maghreb et du Sahara affluaient les chargements de sel, d'épices, de soie, de cuivre ou d'étain.

Du sud arrivaient des pirogues entières de noix de kola, d'or, d'ivoire, de plumes d'autruche et... d'esclaves. Des traités se négociaient sur cette place financière avant la lettre.

Aujourd'hui, Badjindé n'a plus à vendre que son pittoresque : bijoux de paille passés à la cire pour leur donner la teinte de l'or, poupées de cire joliment habillées et décorées par les femmes touareg, et toutes ces richesses d'un artisanat millénaire que constituent les armes, les harnais, les colliers et les chaînes d'or ou d'argent, naguère apanage de l'aristocratie targui (singulier de touareg). Dans les rues d'alentour, seuls vestiges du passé commerçant, des fourneaux en banko produisent tou jours leur lot quotidien de délicieuses galettes rondes. A la tombée du jour, ils forment des niches rouges et béantes, détail insolite, qui participent à la fascination exercée par la ville.

 

Le port de Kabara, à 12 km plus à l'est, connaît une population de dockers occasionnels et de nomades touareg campant dans des tentes-ballons. Deux fois par an, il retrouve son animation d'antan avec l'arrivée de l'Azalaï, caravane de deux cents chameaux apportant des mines de Taoudenni (à 710 km au nord de Tombouctou, soit à un mois à dos de chameau ou trois jours en véhicule tout terrain) la Seule production du désert, le sel.
Le temps de sa splendeur est passé, mais le mystère de Tombouctou subsiste sans que l'on sache bien en quoi il consiste. Selon une croyance populaire for tement enracinée, le cavalier de pierre au visage couvert d'un litham blanc dénommé El Farouk, qui tr"ne sur la place de l'Indépendance, descendrait toutes les nuits de son piédestal. On dit qu'il caracole alors à travers la ville.

D'après d'autre confidences, Tombouctou la mystérieuse appartient tous les soirs aux femmes.
Dans la journée, en effet, les Tombouctiennes sortent peu. Mais, dès le coucher du soleil, elles hanteraient les rues et se rendraient visite pour deviser jusqu'au petit matin. Une fois par an, lors de la fête du Mouloud - anniversaire du prophète - toutes les femmes de Tombouctou retrouvent la liberté. Vingt-quatre heures durant, elles courent au marché, dans les rues, à toutes les fêtes, totalement libres, dit-on, de leurs actes.

Le coup d'arrêt porté à une vie sociale quelque peu libertine semble dater de l'empereur songhoï Askia Mohammed ; déplorant la prostitution sur une grande échelle, l'adultère quasi généralisé et les scènes d'une extrême impudence qui se déroulaient sur les places publiques, il se résolut à sévir, aidé en cela par les ulémas et les marabouts. En définitive, si mystère il y a à Tombouctou, il résiderait peut-être fort prosaïquement dans une évidence, à savoir que sa réputation de sainteté est contrebalancée par la renommée contraire. Et les voyageurs de jadis une fois dans le secret, pouvaient se retrancher derrière cette jolie formule qui a résiste au temps : « Tombouctou la Mystérieuse »


Le Mamaelon dominant la ville de Sikasso

SIKASSO

Capitale du Kénédougou et de la 3ème région, ville impériale, ses fortifications datent du XVIIe siècle. Enclave boisée par une forêt classée, la ville est bâtie sur une hauteur.

Curiosités :
- les chutes de Farako
- la grotte de Missirikoro (lieu de culte des animistes)
- le mamelon dominant la ville (ancien lieu de réunion des rois et place des sacrifices)
- le mur d'enceinte du roi Babemba :
le tata
- le cimetière évoquant la conquête Coloniale française
- le Péwo
- les poissons sacrés de Kénébi
- le Nangayawa : fosse aux supplices.

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